Archive for the 'Aconcagua 2007' Category

nov 06 2007

Derniers jours sur l’Aconcagua

Published by Arian under Aconcagua 2007

Le 8 : un ami doit faire un portage de materiel a 5100m pour des clients, je lui propose de l´accompagner et ensuite on passera par camp canada pour redescendre les dechets. La journée est magnifique, tout se passe bien, sauf que mon genou est douloureux ! mais tout va bien, nous redescendons au camp de base, et tout les déchets que j´ai ramassé son au camp de base et partirons demain pour l´entrée du parc.
Le projet est un réel succes, tout le monde est enchanté, et plusieurs guides et porteurs me disent que le camp berlin est plus propre, on voit la différence.

Voila pour les nouvelles du balayeur des cimes, je pense sortir du parc le 11 janvier. Je vais pouvoir manger des fruits frais, et me faire un bon petit dejeuner avec des cornflakes et du lait…. ca va etre le bonheur !!!!
Je vous redonnerai des nouvelles autour du 12 janvier !!!

Tres bonne journée a vous tous,
Arian, le balayeur des cimes

No responses yet

nov 06 2007

Les jours après le sommet

Published by Arian under Aconcagua 2007

Le 3 janvier : il a fait froid cette nuit, mon sac de couchage est encore plein de cristaux de glace ! (8h30 du matin)
Le soleil commence a chauffer ma tente, le ciel est bleu, le vent souffle gentillement— tout va tres bien ! De ma tente, je regarde les expéditions partir pour le camp 2, 5900m. Il y en a beaucoup aujourd´hui ! ca risque de bouchonner demain sur le chemin du sommet… Aujourd´hui, je vais me reposer, et faire un tour de nido pour chercher les dechets sous les pierres ! Demain, je monterai au camp 2 !

Le 4 : vers 11h, je suis parti pour le camp 2, ou camp Berlin pour y nettoyer les déchets qui restaient. Le temps etait stable avec toujours un peu de vent. Au cours de mon nettoyage, une gentille sud coréenne m´a offert du jus d´orange bouillant (bizarre au début mais ca réchauffe) et des biscuits coréens ! C´était tres gentil de sa part, je me suis assis a l´extérieur de sa tente, et tout en m´hydratant, je discutais d´ascensions diverses avec elle ! Vers 3h, je suis redescendu avec mes déchets et la fin de journée s´est passée a papoter avec les norvégiens !
Le couché de soleil était magnifique, quasiment pas de vent et des couleurs éblouissantes de beauté !

Le 5 : Je remonte a berlin, 5900m vers 11h pour ensuite continuer vers un endroit que l´on appelle « piedra blancas », tout simplement parce qu´il y a des pierres blanches partout. Il se situe a 6100m. Je me dirige vers cet endroit car il y a une tente déchirée et abandonnée la haut que je souhaite nettoyer ! Me voila a la tente, elle est remplie de neige et de glace solide comme du béton ! vers 15h, je me mets au boulot avec mon piolet, je frappe la glace, je frappe, je frappe, je frappe encore… je me repose 3 minutes, et je recommence ! La glace eclate en petits morceaux qui me fouettent le visage…mais tout va bien, le soleil brille, il fait quasi bon, et je progresse bien ! 1h45 plus tard, voila la tente libérée de sa glace, je laisse le tout sécher au soleil pendant que je ramasse les quelques déchets aux alentours. Il est presque 5h. A ce moment la, je vois un « guardaparque » qui grimpe… il me dit qu´il va chercher quelqu´un qui a un probleme 300m plus haut ! 5 minutes plus tard, voici un deuxieme « guardaparque » qui passe, on se salue amicalement ! Une heure plus tard, les revoila avec « l´évacué », ils descendent lentement en entourant et soutenant le monsieur !
25 minutes plus tard, je commence ma descente avec mes déchets. Je rejoins le camp 2 et je vois les guardaparque s´activez pour hydrater le grimpeur…ce dernier est assis, sans activité sur une pierre, il ne bouge pas, il est absent ! je me rapproche et je reconnais un autrichien de 40 ans que j´avais rencontré auparavant au camp de base ! je me rapproche de lui, il ne parle presque pas… j´apprends qu´il a passé une nuit dans la canaletta, il vait atteint le sommet a 7h du soir le 4 janvier ! Il est déshydraté, fatigué, completement désorienté, mais semble ne pas avoir de gelures ou de problemes critiques. Je vais parler avec des amis, et je commence ma descente. Je rencontre un des « guardaparque » avec l´autrichien dans la descente, il n´avance pas du tout, c´est laborieux ! Il est 7h du soir, la nuit va tomber, il faut redescendre ! je me propose d´aider le guardaparque, il accepte avec grand plaisir. Lui devant, et moi derriere, on avance a pas d´escargot… a deux reprises, l´autrichien trébuche, je le rattrape par le sac a dos inextremis. La descente est sérieusement laborieuse… mais nous avons de la chance, le temps est stable, et la température agréable. Pendant la descente, l´autrichien qui s´appelle hermann, nous dit : « ce n´est vraiment pas loin le camp, ce n´est vraiment pas loin ». Nous soutennons son propos et nous lui disons qu´il faut continuer la descente. Ce n´est pas loin, mais il faut continuer… toutes les 6-7 minutes, je motive hermann pour continuer la descente (le guardaparque parle tres peu anglais). Il se borne a nous dire que le camp n´est pas loin, et regarde le camp sans bouger…. La descente nous a pris 2h30, au lieu de 45 minutes ! le soleil est couchñe, mais le ciel est rouge, orangé, nous voyons encore assez claire ! je lui demande ou se trouve sa tente.. « elle par la »…non hermann, il n´y a rien la bas… « elle est par ici alors »…. Non hermann, ce n´est pas la tienne…. il ne sait plus ou est sa tente… il me donne la marque et la couleur, et je pars chercher la tente, elle etait a l´opposé de la ou nous nous trouvions… Plusieurs fois pendant la descente, on lui demandait comment ca allait, il repondait bien, ou mieux, il devait juste boire beaucoup ! En arrivant a la tente, hermann veut nous montrer ses photos, il ne se preoccupe pas du tout de son corps, il veut nous montrer qu´il a été au sommet, et qu´il a éte un homme fort en atteignant le sommet… son esprit fonctionne vraiment pas bien… je lui dis gentillement que nous regaderons tout cela ensemble demain matin. Je le force car il ne veut pas ! Il s´assis dans sa tente, il me dit que ca va mieux, qu´il va boire beaucoup… je lui demande encore si tout va bien, il me repond « oui oui oui, merci, je vais me mettre dans mon sac de couchage et dormir ». cela semble acceptable, le guardaparque accepte, nous sommes 1500m plus bas, la situation est hors de danger ! Le guardaparque m´invite a boire un thé chaud et a manger quelque chose. On se félicite mutuellement pour la descente, et on se dit qu´hermann a vraiment eu de la chance, heureusement qu´il avait un equipement de tres bonne qualité avec une doudoune hyper chaude !
30 minutes plus, on se dit que l´on va aller voir si tout va bien du coté d´hermann. Il semblait tout a fait conscient. En arrivant a sa tente, il est toujours assis, les chaussures toujours sur les pieds, la doudoune pareil…il n´ a pas bougé d´un poil ! mais il a quand meme bu un peu. Son regard est vide, il est immobile au milieu de sa tente… C´est un corps sans ame… Il faut tout faire pour lui…on commence a enlever les bottes…une chaussette… « oooohh mierda » dis le guardaparque, le pied est violet jusquá la moitié. On craint le pire pour le deuxieme…meme scenario violet foncé ! il a les deux pieds gelés, cést moche a voir ! le guardaparque prend direct la radio et commence a discuter la situation avec la base. Moi, je cherche des chaussettes seches dans la tente, et des vetements pour entourer les pieds ! Hermann est petit mais plutot grassouillais…. je peine a le lever, a le deplacer et a l´installer dans son sac de couchage tout habillé, la doudoune l´entourant et ses pieds avec 2 paires de chaussettes et une polaire entourant le tout ! hermann veut juste dormir maintenant, on lui donne une aspirine pour liquéfier le sang, deux thermos de thé chaud… on lui dit bien de boire, et en cas de besoin le guardaparque n´est pas loin… Il est 11h du soir, je suis fatigué, je vais me coucher…le guardaparque me remercie énormément pour mon aide car sans anglais il aurait eu beaucoup de difficultées…
Le lendemain vers 7h, de ma tente, j´entends l´hélico, hermann est certainement évacué. J´apprendrais plus tard qu´il a fait tout ses besoins sur lui pendant la nuit, et qu´il a fallu le porter pour l´ammener a l´helico… il sera emmené directement a l´hopital. Je ne connais pas la suite de l´histoire !

Le 6 : journée repos a 5300m et nettoyage des derniers déchets du camp1. Descente de deux sacs de déchets a 4900m, au camp canada. Environ 25kg. Je remonte au camp 1.

Le 7, rangement de la tente d´altitude, preparation du sac, et redescente avec un sac de déchets au camp de base. J´ai presque 46 kg sur le dos… la descente est longue et mon genou droit souffre…
Je retrouvre le camp de base avec tout son « comfort ». mon tendon rotulien a souffert pendant la descente, c´ est douloureux. Mais tout va bien, je suis de retour au camp de base, les dechets sont en bas, sauf deux sacs au camp canada a 4900m que jírai chercher demain.

0056_000181_1_2.jpg

No responses yet

nov 06 2007

Départ pour le sommet

Published by Arian under Aconcagua 2007

Le 2-01-2007 : Journée du sommet : départ prévu vers 3h du matin. Je n´arrive pas a dormir, donc vers 1h30, je commence a me préparer et je pars a 2h30. Il fait -15 degres dans ma tente, le vent souffle gentillement, la lune est pleine, le ciel étoilé : c´est magnifique pour partir pour le sommet. Je bois du chocolat chaud, je mange une barre de céréales, je m´habille bien chaud, j´enfille mes chaussures, mes gants en duvet, mon sac, mes batons…et c´est parti !
La nuit glaciale est silencieuse, je n´entends que le bruit de mes pas crispés sur la neige, mes batons et leur bruit métallique et le bruit de ma respiration dans l´oxygene raréfié. C´est assez magique comme moment, tout seul dans la nuit étoilée. A plusieurs reprises, je leve les yeux pour admirer les étoiles et la lune brillante. Ma progression est normale, mais j´ai les jambes lourdes, c´est assez curieux ! Une heure plus tard, je m´arrete au camp berlin (5900m) pour m´hydrater et 5 minutes plus tard, je repars ! Mes jambes sont toujours lourdes…. je me dis que c´est mental comme sensation car j´ai déja parcouru ce chemin il y a une semaine et j´ai tout simplement l´impression qu´il est long et que je n´avance pas ! Pas assez d´oxygene dans mon cerveau je pense… Bref, assez laborieusement, j´arrive au camp Independencia (6400m), la nuit est toujours profonde et le vent s´est levé : un vent qui me gele le visage et gele la condensation de ma respiration sur mon foulard ( foulard que je porte pour éviter de respirer de l´air froid et ainsi aggraver mon angine). Je me retrouve avec un foulard couvert de cristaux de glace…c´est une sensation assez bizarre ! En plus, il ne tient pas bien sur mon visage, donc je dois enlever mes gants pour le remettre, ce qui me gele les mains en 2 minutes. Au dessus d´independencia, apres avoir passé une corniche de neige, je « déboule » dans le « grand Acareo », une traversée d´1h30 tres longue et surtout tres exposée aux vents ! Ca ne manque pas, au moment ou je passe la corniche, je me prends littéralement une claque de vent glaciale a 50km-h. Aussitot je me dis « ohhh le bonheur ».
Petite parenthese, je reviens en arriere de 30 minutes : arrivé a Independencia, je pensais progresser laborieusement, mais lorsque je regarde ma montre, elle indique 5h23. 3h pour arriver a independencia, au lieu de 3h45 l´année derniere, c´est tres motivant !
Retour dans la traversée : pour me protéger du vent froid qui m´arrive de droite, je tourne légerement la tete vers la gauche et je marche en crabe : plutot amusant comme situation a 6500m, non ?
Sur le moment, je n´étais pas le plus heureux des grimpeurs…. ah ah ah ah ! Il est 6h30, je suis bien avancé dans la traversée, et le soleil se leve ! je ne vois pas le soleil, il est caché derriere l´Aconcagua, cependant les couleurs bleus, violettes, et orangées se dévoilent sur l´horizon derriere moi, le spectacle est merveilleux. J´ai hyper froid, mais c´est beau, beau, BEAU !!!!!!!!
Malgré ma technique crabe, le vent me fait pleurer, et les larmes gelent sur mes cils… De temps en temps, je dois décoller mes cils du haut et du bas ! La traversée se fait rapidement, et me voila au pied de la canaletta, petit couloir de 200m de denivelé, assez raide (35 degrés), c´est un pierrier avec ici et la de grosses pierres. Autant vous dire que ca glisse, c´est instable et c´est un labyrinthe de pierres. L´année derniere, ce couloir etait plein de neige. Cette année, il y a de la glace vive de temps en temps ! Allez, je me lance, et 10 pas et je m´arrete, et 10 pas et je m´arrete…et un pas…ahhhh mince, je viens de reculer de 3 ! La barbe ! le soleil n´est pas encore passé au dessus de l´Aconcagua, ce qui fait que je suis toujours dans l´ombre et le froid persiste, mais je progresse bien…une petite chute de temps en temps et je continue. Je suis toujours tout seul, je regarde loin en arriere (environ 3h d´ascension), et personne !!! Ce 2 janvier, je suis tout seul a partir pour le sommet, ou alors il est encore trop tot (8h) pour etre aussi haut !
Je commence a voir le sommet, en haut a gauche, il est encore loin, mais je m´approche avec mes petits pas « de crabe ». Un petit sentiment nostalgique se developpe en moi…30 minutes plus tard, me voila sur l´arete sommitale, je me retourne et devant moi, apparait le haut de la face sud…magnifique et majestueuse ! Je continue ma progression sur un terrain que je n´aime pas du tout : glace et rochers instables avec une belle pente quasi verticale a ma gauche ! restons concentré ! Un pas, deux, trois et voila devant moi la croix sommitale de l´Aconcagua. Je n´en reviens pas…apres une annee de travail, une bronchite, une angine et des antibiotiques en altitude, je suis parvenu a atteindre le sommet pour passer mon message ! Je suis heureux, mais je pleure ! Tout seul a 6962m, je pleure de joie ! Tout va bien, l´aconcagua m´a encore une fois accepté en son sommet et me donne la possibilite de passer mon message de cet endroit mythique. Merci Aconcagua !
L´année derniere, j´avais fait l´erreur de rester 3h au sommet et meme de m´endormir ! cette fois-ci, je reste concentré, je prends des photos, je fais des images video, je ramasse les quelques déchets autour de la croix, et 45 minutes plus tard me voila dans la descente ! Je n´aime pas les descentes, elles sont dangereuses, donc je redouble de vigilance… a 3 reprises, je glisse et atteri sur mes fesses et sur le sac a dos, mon coude gauche prend un coup un peu violent. Fais attention Arian !!! 35 minutes plus tard, je suis au pied de la canaletta, au loin j´apercois une expédition qui grimpe. Voici les premiers grimpeurs que je vois, il est presque 11h ! Tous ces grimpeurs n´ont pas l´air en forme, certains grimpent meme de facon instable et peu sure… Petits encouragements de ma part, et je continue ma descente vers le camp Independencia (6400m) ou j´avais repéré des déchets. Bonne surprise, les déchets sont toujours la, je sors mon sac de nettoyage, j´enfile mon gant de cuisine, et je nettoie cette cabane abandonnée ! 30 minutes plus tard, et 15 kg de plus sur le dos, je continue ma descente. Le sac devient lourd sur mes épaules, et mes jambes commencent vraiment a fatiguer…vous me direz c´est normal apres 1600m d´ascension au dessus de 6000m, et une redescente avec 15kg de dechets. Les derniers metres vers ma tente sont longs et difficiles. Il est 13h15, je viens d´arriver a ma tente apres une énorme matinée de 11h ! Je laisse tomber mon sac par terre, et je m´assis en regardant le sommet d´ou je viens. J´avais une acclimatation excellente, ce qui m´a permis d´atteindre le sommet en 6h30 a partir du camp 1, 5300m. Je suis tres content, cependant ma toue est revenue et elle me gene ! J´espere que ca va aller !
10 minutes plus tard, j´enleve mes bottes d´altitude, ma veste, mon bonnet, mes polaires, mes deux pantalons, les chaussettes, le colant… je me retrouve en calecon et t-shirt, je bois un litre et demi d´eau, et je me faufille dans mon sac de couchage pour me reposer… je dormirai deux petites heures ! Vers 16h, les « guardaparque » viennent me voir, me félicite pour le sommet, et me disent que l´hélico de ce matin est venu chercher les dechets pour les redescendre ! cést une excellente nouvelle ! En fait, l´hélico deposait des vivre et du materiel, et donc en redescendant a pris des dechets !
Ce matin dans la canaletta, 1200 m plus haut, j´avais entendu l´hélico et en me retournant, je le voyais au camp 1 ( une petite soucoupe volante pleine de lumieres), mais je pensais que c´était pour une évacuation… évacuation de déchets au final !
Bref, cette journée du 2 février est EXCELLENTE !!!!
La fin de journée se déroule tranquillement a papoter avec des amis tres intéressés par le sommet puisqu´ils le tenteront dans 2 jours !
Le soir venu, je me faufille dans mon sac de couchage, je n´émergerai que 10h plus tard !0056_000180_1_2.jpg

No responses yet

nov 06 2007

Message du 8 janvier

Published by Arian under Aconcagua 2007

Bonjour,

Tout d´abord, tres bonne année a vous tous qui suivez cette aventure environnementale. J´espere que les fetes se sont bien passées, et que vous avez de tres bonnes résolutions pour la belle planete sur laquelle nous vivons… Du camp de base de l´Aconcagua, je vous souhaite de tres bonnes choses pour cette nouvelle année. Cela fait 9 jours que vous étiez dans l´attente de nouvelles du balayeur des cimes… Les voici :

Apres 4 jours de repos au camp de base pour recupérer de mon angine douloureuse, il fallait que je remonte en altitude pour continuer le nettoyage de cette superbe montagne.

Le 30 : 11h, je viens d´avoir une discussion avec les «guardaparque » du camp de base, le chef n´était pas au courant de mon projet, et cela posait meme probleme car je n´avais pas de papier administratif ou officiel stipulant mon droit sur la montagne et mon projet. Manque de communication tout simplement…Bref, j´ai du tout réexpliquer et meme argumenter en faveur de mon projet, mais il m´a quand meme félicité pour mon effort. Il a tout simplement vu beaucoup de personnes vouloir entrer gratuitement et nettoyer l´Aconcagua, sauf que ces personnes la n´avait jamais gravi l´Aconcagua et voulait tout simplement abuser… bref, certaines personnes mal attentionnées rendent les choses plus difficile…et je comprends tout a fait les guardaparque.
La fin de la discussion fut sympathique et tres chaleureuse puisqu´il a compris qui j´etais et le serieux de mon projet. A la fin, il etait meme impressionné. Cependant, mauvaise nouvelle : il ne veut pas faire monter l´hélico a 5300m juste pour des dechets, ce qui signifie que je vais devoir redescendre tous les dechets au camp de base. C´est a dire redescendre certains dechets de 2000m, et d´autres de 1000m… imaginez, j´ai déja rassemblé environ 100kg de déchets…. ca va faire mal au dos et aux jambes !!!!! Ca complique un peu les choses, mais c´est faisable. Il faut juste etre déterminé et motivé.

Le 31 : départ 8h30 pour mon camp 1. Le soleile se leve doucement, le vent est minime, c´est une journée magnfique pour monter en altitude sans se geler les mains… Je suis toujours sous antibiotiques, je vais mieux, mais je ne sens pas toutes mes forces.
La montée fut longue (4300m a 5300m) et difficile, je m´arretais tres souvent car mes jambes etaient lourdes, mais lourdes…
Cependant, il ne me fallu que 4h20 pour rejoindre ma tente, ce qui est un temps tout a fait acceptable. Je n´ai pas trop toussé donc la situation est assez bonne. Depuis 3 jours maintenant, les températures sont remontées et le vent a disparu ! C´est que du bonheur l´Aconcagua en ce moment, j´adoreeeeee !!!!
En arrivant a ma tente, j´ai eu l´agréable surprise de voir qu´elle était toujours la mais egalement qu´un petit ruisseau coulait autour et en dessus. La neige fond tres vite en ce moment, ce qui fais que cela ruisselle de la pente et ca finit sous ma tente….Genial ! ha ha ha, il vaut mieux en rire qu´en pleurer… En ce moment meme ou j´ecris ces quelques lignes dans mon carnet, j´entends l´eau qui ruisselle a 5 m de ma tente. Bref, je sors tout de la tente, je décroche les ancrages, et je déplace ma tente vers un endroit sec. C´était gadouilleux au possible…. mais tout va bien, la vie est belle !
Je renverse ma tente et la laisse secher ainsi que le reste. J´ai de la chance que cette journée soit chaude, ensoleillée et sans vent. C´est génial ! Pour la premiere fois de ce périple, le camp 1 est viable et agréable. Je ne porte pas de gants, pas de doudoune, pas de masque de ski….bref idéal !
Et pour changer, je vais chercher de la neige et je me mets au travail. Je m´installe dehors assis sur une pierre avec une vue magnifique sur le camp 1 et les sommets environnants ! C´est magnifique !2h30 plus tard, j´ai 5 litres d´eau, je suis heureux ! Maintenant il est 17h30 et je me repose dans ma tente avec le bruit du ruisseau…pas mal la vie, hein ?
Ce soir va etre mon premier réveillon a 5300m d´altitude tout seul. Demain, j´irai souhaiter bonne année aux autres grimpeurs !

Le 1-01-2007 : Nouvelle année qui commence, il est 15h50, le soleil brille, le vent est minime, je me promene autour du camp 1 pour ramasser les déchets, et je me repose. Je pense aller au sommet demain. Etant donné que je n´arrive pas a dormir entre minuit et 4h du mat, pour faire passer le temps plus rapidement, autant que j´enfile mes bottes et que je marche vers le sommet…

0056_000179_1_2.jpg

No responses yet

nov 06 2007

Message du 27 décembre 2006

Published by Arian under Aconcagua 2007

Bonjour,
Cela fait quelques jours que je n´ai pas pu vous écrire car j´étais en altitude (entre 5300 et 6500m). Voici enfin quelques nouvelles anciennes et fraiches :

Le 19 fut une journée repos au camp de base et préparation de mon sac pour remonter en altitude le lendemain. La journée fut ventée, mais ensoleillée. Elle se passa tranquillement.

Le 20 : j´ai encore une fois mal dormi ! Mais bon, je m´y habitue. Petit déjeuner rapide vers 8h30, et départ vers 8h50 pour le camp 1, 5300m. Le temps est assez stable, un peu de vent glacial de temps en temps, un paysage toujours aussi « lunairement magnifique », et la montée se présente bien. Je me sens tres motivé pour cette grimpe, j´ai le moral au top. Quand il faut y aller, faut y aller ! Je me couvre bien avec mes différents vetements (4 couches différentes pour garder le chaud et protéger du vent). Par contre au bout d´une heure, je me rend compte que je porte un t-shirt « non moulant », ce qui se révele etre une grosse erreur ! De l´air s´infiltre et refroidit mon torse… ce qui est dangereux pour ma bronchite. En marchant, je me disais « j´espere que je ne vais pas le regretter ». Bref, cette situation de froid me fait peur, mais je dois continuer ! L´ascension se fait tres bien, j´ai un bon rythme constant, je retrouve de bonnes sensations…comme en janvier. En 4h, je rejoins ma tente a 5300m, elle m´attend toute belle, et surtout me presente un air de protection et de maison. Que du bonheur ! Je retrouve Rex, on est tout content de se retrouver ! Avant de m´installer dans ma tente, je vais remplir un sac de neige pour produire de l´eau par la suite. Et oui, je n´ai plus d´eau qui coule du glacier, tout simplement plus de robinet. L´eau devient encore plus rare et précieuse qu´avant.
L´ambiance est encore une fois a la rigolade et a la bonne humeur avec Rex. Nos tentes sont a 1m l´une de l´autre. Je m´invite dans sa tente pour déjeuner, il est 14h. Le repas finit, je me glisse dans ma tente et commence le travail de longue haleine pour produire de l´eau et m´hydrater. En parlant de m´hydrater, il faut que je boive un peu ! Mince, j´en renverse sur mon duvet… le nul !
Le vent commence a se lever, il est violent (80km-h), la tente tremble de partout, elle se plie, elle se replie, elle s´agite… mais revient toujours a son état initial. Merci « Mountain Hardwear » pour son equipement de grande qualité. Il fait – 4 degrés dans la tente. De nos tentes respectives, Rex et mois nous parlons, on demande comment ca va, ce que l´on fait ( au fond du sac de couchage au chaud)… bref de la pluie et du beau temps. J´ai mal a la tete, l´altitude se fait sentir… je fais donc tout lentement. J´ai a peu pres rangé ma tente pour que ce soit ma nouvelle maison… au total, je vais quand meme y passer environ 20 jours.

0056_000175_1_2.jpg

No responses yet

« Prev - Next »