nov 06 2007
2ème partie du récit…
11 octobre : montée à Lonak, 4600m. La montée est ensoleillée, et se fait à un très bon rythme, le vent est frais, les sommets himalayens sortent au travers des nuages, c’est magnifique ! Pour la première fois, je vois des Edelweiss, je suis entouré de sommets enneigés qui me font rêver : j’en pleure de joie ! Les filles m’offrent une Edelweiss, le moment est magique et intense !
Nous continuons la montée et nous arrivons au croisement de vallées, un endroit recouvert d’herbe dominé par des sommets imposants… Il y a une rivière avec des plages de sables, c’est surprenant de voir du sable à cette altitude. Ma petite douche est très fraîche, mais ça fait un bien fou !
La tête tambourine un peu, mais ça e vaut la peine tellement c’est beau ce qui m’entoure ! Un superbe Gypaète nous survole : quel oiseau majestueux ! Et nous verrons également des chèvres des montagnes… la faune est plus riche que sur l’Aconcagua !
La nuit est fraiche, -5°, la tente est gelé, l’herbe craque sous mes pas lorsque je vais faire pipi à 3h30 du matin. Mon sac de couchage n’était pas assez chaud, ce qui fait que cette nuit a été assez désagréable ! Mais bon…
12 octobre : le réveil est magique, le soleil nous chauffe dès 6H30 du matin, les sommets se réveillent doucement avec grandeur et majesté ! Petite dernière discussion avec les francais, et nous partons pour le camp de base du Kanchenjunga. Les sommets sont imposants autour de moi, je suis heureux ! Dans la vallée, la brume donne un air mystérieux au paysage ! les filles et moi sommes tout excités et heureux d’être là… Pour nous tout va bien, mais pour la coréenne (Miss Song), c’est dur, elle a très mal à la tête, elle avance plus lentement que d’habitude. On s’occupe d’elle en lui donnant des biscuits, et de l’eau, Alexia lui prend son sac, Sylvie et moi prenons les affaires d’Alexia, Sylvie lui donne une aspirine et nous marchons avec elle dans la brume et le vent qui nous ont rejoint… Plus tard, elle ira bien.
Arrivée au camp de base à 13h. Le Kanchenjunga ne se voit pas, ou alors s’aperçoit au travers de la brume. Et puis soudain, il est là, imposant, majestueux et magnifique. Quelle montagne !
Un hollandais, John et sa femme, sont ici, lui tente le sommet, et elle, attend au CB. Ils sont très beaux tous les deux. Il est amoureux de cette montagne, ça fait la 3ème fois qu’il la tente, et cette fois-ci, à 6000m, c’est trop dangereux, donc il décide que sa vie n’en vaut pas la peine. Il est heureux et sa femme aussi !
Au camp de base, une Puja est réalisée pour 2 grimpeurs coréens disparus en 1999. La soirée se passe tranquillement. Le CB est très propre à première vue, mais en allant voir à droite et à gauche, on trouve des boîtes de conserves, et des déchets cachés sous des pierres ! Aucun système de collecte des déchets au Népal, donc les népalais mettent cela à l’extérieur du village dans des trous.
13 octobre : réveil magnifique sur les sommets autour du CB, il a fait froid, les tentes sont recouvertes de givres, et certains vêtements laissés dehors sont dur comme du carton ! Le petit déjeuner se fait tranquillement avec le soleil qui nous chauffe, et le Kanchenjunga nous offre un panorama exceptionnel et majestueux.
9h, le nettoyage commence, les déchets sont regroupés sous des pierres, ou dans des fosses à déchets, le nettoyage se fait en une heure, et nous (coréens et français) récolterons 100kg de déchets, essentiellement boites de conserve, emballages, bouteilles en verre. Les déchets sont triés pour être « gérés » (site d’enfouissement) à Kathmandu. Les piles trouvées repartent dans mon sac avec moi pour la France où elles seront recyclées… J’avais fait la même chose en Argentine sur l’Aconcagua.
Vers 12h, les coréens redescendent. Je reste avec les filles quelques heures de plus, et nous partons nous promener au dessus du CB vers le Dromo Peak. Les panoramas sont splendides, l’ambiance est chaleureuse et rigolote comme d’habitude avec les filles. Vers 14h, je pars pour Lonak, c’est dur de dire au revoir aux filles, on s’entend tellement bien.
Il me faudra 2h pour rejoindre les coréens au camp à LOnak. Pendant cette marche, je suis tout seul au milieu de la vallée, l’ambiance et l’atmosphère sont calmes et magiques. Je me sens tout petit et vraiment tout seul tellement les sommets sont gigantesques ! Le ciel est bleu profond, la neige est pure, les lignes sont douces dans la lumière du soir. J’observe un gros troupeau de chèvres des montagnes, je cherche toujours des yeux le léopard des neiges, sans jamais le voir… je ne verrai qu’une crotte sèche. Les perdrix himalayenne gloussent autour de moi, leur chant est agréable, tout comme le son des cloches de Yaks.
Je ramasse les déchets que je rencontre sur mon passage, il fait froid, ma main gauche est gelée et commence à être douloureuse. J’arrive au camp avec un thé chaud qui m’attend, quel service !
La soirée se passe tranquillement sans rires puisque les filles ne sont pas là, elles me manquent, donc je vais jouer aux cartes avec les porteurs, c’est marrant comme jeu. Je perdrais 2 euro 50 !
14 octobre et les jours suivant : la descente se déroulera bien, toujours au milieu de paysages somptueux avec les couleurs d’Automne…. J’adore !!! Je verrai également le Janu, ce sommet très technique, mais surtout impressionnant de beauté et de force combinés. La descente sera différente de la montée sans les filles, je ne rigolerai pas autant, et le soir je me sentais tout seul, les coréens ne faisant pas d’efforts… ce que je comprends. L’observation des étoiles et le jeu avec les petits enfants népalais deviennent mes passe-temps favoris !
Le 27 octobre, je rentre sur Paris après un long voyage, et une très longue attente de 14h à l’aéroport de Daka au Bangladesh où j’ai attrapé froid à cause de l’air climatisé… mais je rentre heureux de ce magnifique voyage où j’ai découvert une partie de l’himalaya, cette chaîne de montagne qui m’a tant fait rêvé, et qui me fait toujours envie…
Lundi 29 : je descends en train pour Avignon pour une conférence avec le Rotary Club d’Orange, les gens sont très intéressés, l’accueil est très chaleureux, et les encouragements sont nombreux. Et pour rendre la chose encore plus intéressante, le rotary club me remet une donation pécuniaire pour mes projets. Sans rien demandé, ils y ont pensé et avec grand plaisir ils m’ont remis ce chèque… je les en remercie profondément ! Ce geste est très motivant étant donné que depuis le début, je finance tout mes projets avec mes économies… ça aide, mais surtout ça met du baume au cœur de voir que des gens croient en moi et le montre de manière volontaire. Merci au Rotary Club d’Orange et à Henry Bouachon qui a organisé cette rencontre.
Nous sommes mardi 30, je me dirige maintenant vers le Mt blanc où je vais passer les 3 prochaines semaines pour le dernier projet du balayeur des cimes pour l’année 2007… Je vais tenter d’utiliser le Mt Blanc pour faire passer mon message, j’espère qu’il acceptera ma présence encore une fois.
Très bonne journée à vous, et n’oubliez pas que notre planète mérite un effort !
Arian, Le balayeur des cimes
















