août 20 2010

Troisieme partie d’expedition

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août 19 2010

Deuxieme partie d’expédition

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août 18 2010

Premiere partie d’expedition

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Voici une premiere video du Pakistan: Differentes étapes pour arriver en montagne…


Pakistan 2010 (1)
envoyé par arianlemal

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août 15 2010

De retour à la civilisation

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Le 9 Août, sous un ciel couvert et une température fraîche, j’ai quitté la glace et les cailloux du camp de base. En m’éloignant, je me suis retourné à plusieurs reprises et regardé en direction du gasherbrum1 avec un sentiment de nostalgie, mais également un sentiment de plaisir et de satisfaction. J’ai alors dit ” Merci pour cette belle aventure et a bientôt” aux Gasherbrum 1 et 2!” (je compte y retourner…) J’ai continué mon chemin…en direction de la civilisation. Ce jour là, j’ai marché 7h pour rejoindre notre campement. Il pleuvait, le vent soufflait et me gelaient les os! C’était plutôt désagréable comme moment, surtout que les porteurs sont arrivés 3h plus tard avec les tentes et les réchauds pour faire du thé!

Image de Max Kaush

Le lendemain matin, le ciel était toujours couvert, mais il ne pleuvait pas. Une journée de 8h30 de marche m’attendait. Ce jour là, j’ai parcouru les 40km restants pour quitter le glacier. Quel soulagement de quitter le glacier! La grande surprise du jour et l’immense plaisir fut l’apparition d’ odeurs de plantes. En effet, pendant 2 mois, il n’y avait aucune odeur sur le glacier. Ce soir là, la nuit était étoilée; j’ai dormi à la belle étoile.

Vers 4h du matin, je me suis réveillé sous la flotte! Mon sac de couchage était trempé! Je me suis précipité sous la tente « salle a manger » pour continuer ma nuit! Une heure plus tard, je me levais pour prendre le petit dej! :) J’en rigole maintenant, mais pas sur le moment!

Le troisième jour, 40km de marche (8h) m’attendait à nouveau. Ce matin là, je sentais les muscles de mes jambes crier « Arian, étirement, étirement stp »! « Ok, ok. Vous avez raison! ». Petite séance d’étirements, et hop, j’empruntais le dernier tronçon poussiéreux et rocheux au milieu des montagnes du Karakorum pour rejoindre le petit village d’Askole, première porte de la civilisation…

A partir d’Askole, nous devions prendre des Jeep pendant 7h pour rejoindre Skardu, la ville principale de la région (2eme porte de la civilisation plus importante: hôtel, lit, douche, télévision et internet). Mais à cause des abondantes pluies, la route de terre était détruite à plusieurs endroits. Ce matin là, nous avons donc marché 1h pour passer le premier glissement de terrain. Nous avons alors pris des jeep pendant une heure jusqu’au 2eme glissement de terrain. Nous avons traversé les éboulis à pied, et de l’autre coté, nous avons eu la chance de trouver d’autres jeeps pour faire le reste du chemin vers Skardu. Sur la photo ci dessous, l’énorme caillou que vous voyez devant la jeep a dévalé la pente 2 jours avant notre passage…. :(

`jeep-boulder

Sur la photo suivante, nous avons traversé en jeep une rivière grondant et une jeep est restée coincée en sortant du lit de la rivière. Il a fallu 40 minutes de boulot et plusieurs tentatives pour la sortir de la…

river-crossing-jeep

Voici le paysage qui nous entourait à ce moment là….

paysage-aride-du-karakorum

La patience était de rigueur ce jour là

Au lieu des 7h habituelles, il nous a fallu 12h pour rejoindre Skardu. Le retour a la civilisation se mérite!

Mais, l’aventure n’était pas encore terminée. De Skardu, il fallait rejoindre Islamabad pour prendre nos vols internationaux. Par la route, c’était impossible car la route était détruite/bloquée à plusieurs endroits. L’unique possibilité était de prendre l’avion, mais à cause de la météo, le seul vol journalier ne pouvait opérer tous les jours. Nous avons donc essayé de prendre l’avion de l’armée… sans résultat! Au bout de 3 jours d’attente, par miracle et quelques « billets sous la table », l’avion est arrivé à Skardu et nous avons pu monter à bord. Quel soulagement! La 3eme porte de la civilisation était ouverte….

arian-a-lhotel

Me voilà à présent à l’hôtel à islamabad à vous écrire ces quelques lignes. Je décolle demain pour la France avec seulement un jour de retard.J’ai de la chance. Je souhaite bon courage au Pakistan avec cette situation difficile.


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août 09 2010

Dernière montée en altitude

Published by Arian under Pakistan 2010

Bonjour,
Après une longue période d’attente au camp de base, je suis remonté en altitude, cette fois-ci sur le Gasherbrum 1. Voici un aperçu de cette escapade:
3 Août:
Je n’ai pas entendu mon réveil à 3h30! C’est bon signe car normalement je n’arrive pas à dormir avant un départ, mais ça veut aussi dire que je vais être “à la bourre” pour le petit dej à 4h! A 3h48, j’ai entendu quelqu’un marcher près de ma tente. Le bruit des pas sur les cailloux du glacier m’a réveillé. J’ai regardé ma montre avec surprise, et je me suis empressé de m’habiller. J’ai à peine eu le temps de boire une tasse de thé que Phil voulait “décoller” en direction du glacier. Une longue journée et un bel effort de grimpe nous attendait: une montée du CB (camp de base) au Camp2, c’est à dire 1500m de dénivelé et 20km de distance. Mes jambes étaient lourdes ce matin. J’étais légèrement “cuit” en arrivant au camp1. Après une courte pause, nous avons entamé le chemin vers le camp2 avec des sacs de 20kg. Mes jambes criaient ” au secours Arian. Arrête toi et reposons-nous!” Les arrêts se limitaient à une vingtaine de secondes tous les 70-80m pour planter un bambou pour marquer le chemin. Phil et moi alternions le plantage de bambou pour alléger nos sacs de manière équitable! :) Les quelques centaines de grammes en moins sont comme des kilos en moins au niveau de la mer! Après 8h de grimpe, on commençait sérieusement à fatiguer. Vers 13h30, on grimpa une dernière pente. Arrivés en haut, on a aperçu les tentes du camp2. J’ai posé mon sac. Quel soulagement instantané pour les épaules et le dos! :) J’ai enlevé mes crampons et je me suis faufilé dans la tente. Phil et moi étions très contents d’arriver et de pouvoir nous reposer dans notre petite tente (voir photo ci dessous).

dans-la-tente-avec-phil
4 Août:
A 5h, Phil et moi ouvrions les yeux après une bonne nuit de sommeil. Toujours emmitouflés dans nos sacs de couchage, nos regards se sont croisés plusieurs fois et se disaient: ” Que l’on est bien au chaud. Je n’ai aucune envie de bouger. Toi?”-”Pareil. Refermons nos yeux quelques instants!” Phil et moi sommes restés dans nos sacs jusqu’à 7h30! A 8h, nous avons chaussé nos crampons et nous sommes dirigés vers le couloir de neige et de roches qui allaient nous mener au camp3 à 7100m. Sur ma droite s’étendait un superbe paysage du glacier pakistanais, et sur ma gauche, un paysage montagneux très sec Chinois! Le G1 se situe sur la frontière entre les deux pays. Très fréquemment (toutes les 5 minutes), des cailloux et des bouts de glace dévalaient la pente. Ça fusait dans tous les sens! Il fallait rester vigilant à chaque instant… En levant les yeux, à 100m au dessus, j’ai aperçu un bout de glace de la taille d’un melon descendre la pente. Je l’observais se rapprocher, je pensais qu’il allait passer en dessous de moi. Pas du tout, il fonçait droit sur moi comme un missile à tête chercheuse. J’ai a peine eu le temps de dire “Punaise”, qu’il percutait mon mollet gauche de plein fouet. Cacahuète, qu’est ce que ça fait mal! :( Au camp3, je découvris un énorme “bleu” très douloureux!
Vers 6900m, le couloir devint très étroit (2m de large). Quand je pouvais, j’évitais les cailloux et la glace qui tombaient. Les autres fois, je rentrais ma tête (couverte d’un casque) et je laissais passer l’orage. Après 5h de grimpe, j’atteignis le camp3. Phil arriva une heure plus tard. Il était complètement cuit! Mais nous étions là, tous les deux, et nous étions heureux! Nous pouvions nous reposer quelques heures avant de tenter le sommet (départ vers minuit). Du camp3, la vue est magnifique:

camp-3-a-7100m

Toujours le 4 août à 22h, je sortis la tête du sac de couchage pour parler à Phil: “Tu entends la neige tomber? C’est pas bon signe ça!”-”Non, c’est même très mauvais signe!”. Je sortis la tête de la tente pour découvrir qu’il neigeait en abondance et que la visibilité était minime. Nous étions dans une purée de nuages! “On fait quoi?”-”On attend de voir si la météo change…”. A 5h du matin, la meteo n’avait toujours pas changé. La neige s’accumulait (20cm), les nuages ne bougeaient pas; les conditions étaient mauvaises. Nous décidions de redescendre. La montagne sera toujours là. Nous irons au sommet une autre fois…
5 Août:
A 6h, nous avons commencé la descente dans le mauvais temps. A mi-chemin du couloir, j’ai été enrobé par une grosse coulée de neige. Je me suis ancré aussi solidement que possible et j’ai laissé passer. Au bout de 5h de descente, fatigués, Phil et moi atteignions le camp 1. Nous n’avions aucune envie de rester plus longtemps en montagne. Nous rêvions du luxe du camp de base. Nous avons donc continué notre descente. Il était 11h30. Le soleil perçait au travers des nuages, la neige fraîche et la chaleur rendaient la progression très lente et laborieuse. Tous les 3 pas, je m’enfonçais jusqu’aux genoux; quelques fois, la jambe entière y passait. Au bout d’une heure, je regrettais notre décision. C’était une erreur de voyager sur un glacier avec des crevasses en pleine journée. Plus jamais, je ne ferai cette erreur! Ce qui devait arriver, est arrivé! Nous étions deux cordées à descendre. Alors que nous étions sur une surface plate sans aucun signe de crevasse, un grimpeur devant nous disparu dans une crevasse. Nous nous sommes dépêchés pour rejoindre l’endroit de la crevasse et porter secours. La crevasse était obscure, et le grimpeur se trouvait 6m plus bas. Il fait extrêmement froid et humide dans une crevasse. On s’est rapidement activé à organiser les ancrages et les cordes pour secourir notre compagnon. Il était coincé au fond par les parois de la crevasse. Il nous a fallu 45 minutes pour le sortir de là. Il était en hypothermie, mais il n’avait rien de cassé. On lui a donné du chocolat, du thé chaud (on a sorti le réchaud pour ça), et nous sommes empressés de continuer la descente pour qu’il se réchauffe. Le camp de base était encore loin… Normalement, la descente du camp1 au CB prend 2h30. Ce jour là, avec les affreuses conditions de neige et la chute dans la crevasse, il nous fallut 6h pour rejoindre le CB. Nous étions cuits, re-cuits, et archi-cuits! La photo ci dessous a été prise dans les seracs 2h avant d’arriver au CB.

descente-dans-les-seracs-1
Nous sommes partis à 6h du matin. Nous sommes arrivés au camp de base à 17h30! Quelle journée! Comme l’a dit un slovène en arrivant au CB: ” c’est inhumain une journée comme ça! “Du camp3, j’ai “balayé” une bouteille d’oxygène, et du camp1, une tente déchirée abandonnée par des Tchèques.
Me voici au camp de base après cette fameuse journée “inhumaine”:

retour-au-cb
Conclusion de cette expédition: Je n’ai atteint aucun sommet de 8000m duquel je voulais passer mon message. Mais, j’ai balayé plus de 50kg de déchets de ces belles montagnes et je rentre en France avec de belles images et une belle aventure à partager avec vous et les écoles que je visiterai!
Notre planète mérite un effort!Il me reste 3 jours au CB dans ce que j’appelle “mon château” (voir photo ci dessous- ma tente se trouve sur un monticule de cailloux car le glacier a fondu tout autour et au fur et à mesure, je renforçais ma plateforme avec des pierres. je suis un expert en maçonnerie maintenant! :) )
Avant de commencer la marche de retour vers la civilisation. Je pense déjà au bon yahourt et bons fruits que je vais pouvoir manger! :) Retour en France le 15 Août!
mon-chateau-au-camp-de-base

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